Hypnose ericksonienne

L’hypnose, une autre manière de porter attention à ce qui se passe
L’hypnose est au cœur de ma pratique. Elle permet de déplacer l’attention habituelle pour travailler autrement avec les émotions, les sensations, les réactions, les images, les associations et ce qui se joue parfois en dehors de notre réflexion consciente.
Elle peut offrir une autre manière d’être accompagné·e lorsque comprendre, analyser ou parler de ce qui se passe ne suffit pas — ou lorsque l’on cherche une approche qui engage aussi les sensations, l’imaginaire et l’expérience.
Ce qui guide le travail, c’est ce que tu traverses, ce que nous cherchons à travailler et la manière dont tu y réponds.

Mais l'hypnose c'est quoi au juste ?
L’hypnose est un état de conscience modifié dans lequel notre manière habituelle de porter attention à ce qui nous entoure et à ce que nous vivons se transforme.
Nous connaissons déjà, dans la vie quotidienne, des expériences qui peuvent s’en rapprocher : être absorbé·e par un film ou une musique, laisser son esprit vagabonder pendant un trajet, perdre momentanément la notion du temps en créant ou en regardant un paysage.
Dans ces moments-là, notre rapport à ce qui nous entoure, au temps, aux sensations ou aux pensées peut être différent. Certaines choses deviennent très présentes tandis que d’autres passent momentanément à l’arrière-plan.
En séance, cet état est favorisé de manière intentionnelle par la parole, l’attention, les sensations, l’imaginaire ou les suggestions. Il permet d’aborder une expérience autrement que par la seule réflexion analytique et d’engager d’autres manières de percevoir, ressentir, associer ou imaginer.
L’hypnose n’est pas du sommeil et ne signifie pas perdre le contrôle. Tu restes conscient·e de ce qui se passe : tu peux parler, bouger, poser une question, refuser une proposition ou interrompre l’expérience.
Le travail hypnotique repose sur ta participation et ton consentement.
Il n’est pas nécessaire d’aller « profondément » pour travailler
Certaines personnes ont l’impression d’être très loin de leur état habituel. D’autres entendent tout, réfléchissent, parlent et peuvent se demander si elles sont « vraiment » sous hypnose. Les deux expériences peuvent permettre de travailler.
Un état hypnotique peut être léger, intermédiaire ou plus profond. Sa profondeur varie selon les personnes, les moments et ce que nous sommes en train d’explorer. Un état plus profond n’est pas en soi plus efficace.
Je ne cherche donc pas à t’emmener « le plus loin possible », mais à utiliser une forme d’hypnose adaptée à ce que nous travaillons et à ta manière d’y répondre.
Hypnose formelle ou conversationnelle
Dans une hypnose formelle, le cadre hypnotique est clairement identifié. L’entrée en hypnose passe par une induction explicite et structurée. Les yeux peuvent être fermés, le corps plus immobile ou détendu, mais tu peux continuer à parler et à interagir.
Dans une hypnose conversationnelle, le processus hypnotique s’intègre de manière plus discrète dans un dialogue qui conserve l’apparence d’une conversation ordinaire. Le langage, le rythme, les suggestions, les métaphores, les silences ou certaines manières d’orienter l’attention favorisent progressivement un état hypnotique tout en poursuivant l’échange.
La différence tient donc à la fois à la manière d’induire l’état hypnotique et au cadre de l’expérience : explicite et ritualisé dans l’hypnose formelle, intégré de façon plus discrète et fluide à la conversation dans l’hypnose conversationnelle.
Les deux formes peuvent être utilisées indépendamment ou se combiner au cours d’une même séance.

Que permet l'hypnose ?
Comprendre pourquoi nous réagissons d’une certaine manière peut être précieux. Mais comprendre ne suffit pas toujours à transformer ce qui se déclenche presque automatiquement : une émotion, une peur, une sensation, une habitude, une anticipation ou une manière de réagir.
L’hypnose permet de travailler directement avec l’expérience, et pas seulement d’en parler. L’attention, les sensations, l’imaginaire, les associations, les suggestions ou la possibilité d’expérimenter mentalement une situation deviennent alors autant de leviers de transformation.
Selon ce que nous travaillons, l’hypnose peut notamment permettre de :
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transformer la manière dont une sensation, une émotion ou une situation est vécue ;
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assouplir certaines réactions ou certains automatismes ;
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expérimenter et renforcer d’autres manières de ressentir, de réagir ou d’agir ;
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mobiliser des ressources, des sensations ou des expériences déjà présentes ;
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faire évoluer certaines représentations ou anticipations qui entretiennent une difficulté ;
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préparer une situation à venir et expérimenter une réponse différente ;
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soutenir l’intégration de nouveaux apprentissages ou de nouvelles possibilités.
La transformation peut ainsi se construire dans l’expérience elle-même : une perception qui évolue, une réaction qui devient moins automatique, une possibilité jusque-là inaccessible qui commence à devenir envisageable.
Il ne s’agit pas pour autant de faire disparaître systématiquement ce qui dérange. Une émotion, une réaction ou un comportement peuvent aussi avoir une fonction, protéger quelque chose ou signaler une situation qui mérite d’être entendue.
Ce que tu traverses s'inscrit dans un contexte
Une émotion, un comportement ou une difficulté prennent toujours place dans un contexte.
Nos réactions s’inscrivent dans une histoire personnelle, des relations, des environnements de travail, des conditions matérielles et sociales, des normes, des injonctions et des rapports de pouvoir.
Une tendance à se faire discret·e, à douter de soi ou à beaucoup s’adapter peut, par exemple, être vécue comme un « manque de confiance ». Mais cette réaction ne signifie pas la même chose selon que ta parole est régulièrement minimisée, que ta légitimité est remise en question, que tu dépends économiquement d’une situation ou que certaines normes t’exposent davantage que d’autres.
L’hypnose peut permettre de travailler sur ce qui s’est installé dans ta manière de ressentir, d’anticiper ou de réagir, sans transformer en problème individuel ce qui relève aussi de la situation dans laquelle tu évolues.
L’enjeu n’est pas de t’aider à mieux t’adapter à tout, mais d’explorer ce qui peut se transformer, ce qui doit être protégé, ce qui peut être choisi et quelles marges d’action sont réellement possibles.
L'hypnose ericksonienne : utiliser ce qui est déjà là.
Ma pratique s’inscrit principalement dans l’approche ericksonienne de l’hypnose. Elle part de la personne telle qu’elle est, plutôt que d’un protocole identique appliqué à tout le monde. Ton langage, ton rythme, tes sensations, tes images, tes associations, tes réactions, ce qui vient facilement comme ce qui résiste peuvent devenir des éléments du travail.
Certaines personnes visualisent facilement, d’autres presque pas. Certaines ressentent beaucoup de choses dans leur corps, d’autres travaillent davantage à partir de mots, d’idées, de souvenirs, d’images ou de mouvements.
Nous partons de ce qui est là.
L’objectif n’est pas de te faire entrer dans une expérience prédéfinie, mais de construire une expérience ajustée à qui tu es et à ce que nous travaillons ensemble.

Ma manière de travailler
Une séance peut associer différents temps d’échange, d’hypnose et d’expérimentation, selon ce que nous travaillons.
Je peux également mobiliser d’autres outils issus notamment de la préparation mentale, du travail avec les sensations et le corps, de la communication ou d’autres approches de l’accompagnement.
Cette manière de travailler offre un cadre structuré sans réduire systématiquement l’accompagnement à l’analyse ou à la parole. Elle permet de travailler aussi avec le corps, les émotions, les perceptions, les images et les réactions qui apparaissent dans l’expérience.
Je peux proposer, orienter, questionner ou suggérer ; tu peux me dire ce qui fonctionne pour toi, ce qui ne fonctionne pas, ce qui te paraît juste ou ce dont tu ne veux pas.
À qui s'adresse l'hypnose ?
L’hypnose peut être utilisée en accompagnement individuel, mais aussi dans certains formats collectifs, notamment au cours d’ateliers ou de formations.
Il n’est pas nécessaire d’avoir déjà pratiqué l’hypnose ni de posséder une capacité particulière.
Les personnes ne répondent simplement pas toutes de la même manière à l’expérience hypnotique. Pour certain·es, les modifications d’attention sont rapidement perceptibles ; pour d’autres, elles sont plus discrètes ou demandent davantage de temps et de familiarisation. Il n’y a rien à réussir.
L’hypnose peut également s’accompagner d’une sensation de relâchement ou de détente agréable. Mais ce n’est ni son objectif systématique ni un indicateur de son efficacité. Certaines séances sont très apaisantes ; d’autres peuvent être plus actives ou mobiliser davantage les émotions.
Un cadre et des limites
Lorsqu’une personne présente une pathologie psychiatrique ou une situation nécessitant une prise en charge spécialisée, le suivi par un médecin, un psychiatre ou un·e professionnel·le de santé compétent·e est essentiel.
L’hypnose peut, dans certaines situations, venir en complément de ce suivi pour soutenir certains aspects du vécu ou de l’accompagnement. Elle ne se substitue ni au diagnostic, ni au traitement, ni au suivi médical ou psychiatrique nécessaire.
La pertinence d’un accompagnement en hypnose s’évalue alors au cas par cas et, lorsque cela est nécessaire, en articulation avec les professionnel·les qui assurent le suivi principal.
En cas de doute sur la pertinence de mon accompagnement pour ta situation, nous pouvons en parler avant de commencer.
Comment savoir si quelque chose a bougé ?
Une séance d’hypnose n’est pas forcément spectaculaire. Une transformation peut être très perceptible pendant la séance, mais ses effets peuvent aussi apparaître plus discrètement ou progressivement : une réaction moins immédiate, une émotion qui circule autrement, davantage de distance, une décision plus claire, une situation abordée différemment.
L’intensité de l’expérience hypnotique n’est donc pas, à elle seule, ce qui permet d’évaluer le travail.
Ce qui m’intéresse davantage, c’est ce qui se transforme réellement pour toi, pendant la séance mais aussi dans les jours ou les situations qui suivent.
Et parfois, une séance permet surtout de mieux comprendre ce qui se joue ou d’identifier ce qui demande encore à être travaillé.
Dans quelles situations tu peux venir me voir ?
Les personnes qui viennent me voir arrivent avec des demandes très différentes. Il peut s’agir de quelque chose qui déborde, qui se répète, qui empêche, qui épuise ou qui ne trouve plus suffisamment de mouvement.
Je peux notamment accompagner autour :
-
des émotions et de la régulation : anxiété, stress, peur, colère, sentiment de débordement, difficulté à retrouver de l’apaisement ;
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des comportements et des automatismes : habitudes dont tu souhaites te défaire, évitement, procrastination, réactions répétitives ou comportements qui ne correspondent plus à ce que tu souhaites ;
-
des relations et des limites : prendre sa place, dire non, sortir de certains automatismes relationnels, traverser un conflit ou une séparation ;
-
de l’image de soi et de la valeur personnelle : confiance, légitimité, regard des autres, exposition, sentiment de ne pas être à sa place ;
-
des périodes de transition : transition professionnelle, rupture, choix important, période de remise en question ou de réorganisation ;
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de la création et de la vie artistique : blocage créatif, exposition, trac, rapport au public, légitimité, difficulté à avancer dans un projet ou à préserver sa singularité ;
-
de la préparation mentale : prise de parole, performance, concours, scène, événement ou situation à fort enjeu.
Cette liste n’a rien d’exhaustif. Tu n’as pas besoin non plus d’arriver avec une demande parfaitement formulée. Nous pouvons commencer par regarder ensemble ce qui se passe et ce que tu souhaites voir évoluer.
Une question avant de prendre rendez-vous ?
Si tu en ressens le besoin, nous pouvons échanger par téléphone avant la prise de rendez-vous. Il suffit de m’appeler ou de me laisser un message pour que je te recontacte.
Tu n’as pas besoin de savoir à l’avance comment ta situation devra être travaillée.
Nous partons de ce que tu traverses, de ce que tu souhaites voir bouger et nous regardons ensemble comment l’aborder.
L’accompagnement proposé ne se substitue pas à un suivi médical, psychiatrique ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.
FAQ - Hypnose
Comment se déroule une première séance ?
La première séance dure en général environ 1h30. Elle permet de clarifier ce que tu traverses, de définir tes objectifs et d’identifier l’approche la plus adaptée.
Faut-il être réceptif·ve à l’hypnose pour que cela fonctionne ?
Nous sommes toustes hypnotisables, mais pas de la même manière ni au même rythme. Certain·es entrent facilement dans l’expérience, d’autres ont besoin d’un temps de familiarisation. Il n’est pas nécessaire de ressentir des effets impressionnants dès le début pour que le travail puisse se faire.
Et si je n’arrive pas à « lâcher prise » ?
Tu n’as pas besoin de « lâcher prise » pour être accompagné·e en hypnose. Tu peux avoir des pensées, réfléchir, observer ce qui se passe ou avoir besoin de garder un certain niveau de contrôle. Nous travaillons à partir de ta manière de fonctionner, pas contre elle. L’idée même qu’il faudrait absolument « se laisser aller » pour que l’hypnose fonctionne peut parfois devenir une pression inutile.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela dépend de la demande et de l’objectif travaillé. Je travaille généralement sur une base de trois séances minimum, afin de laisser au processus le temps de s’installer.
Que se passe-t-il entre les séances ?
Un lien peut être maintenu via un carnet de bord WhatsApp. Il permet de partager à chaud un ressenti, une prise de conscience ou un élément important à reprendre dans les séances suivantes.
Les séances ont-elles lieu en cabinet ou à distance ?
Les séances peuvent avoir lieu à Paris 18 ou à distance, en visioconférence. Les deux formats permettent un travail de même nature, à condition d’avoir un cadre calme et confortable.
Comment se termine un accompagnement ?
Un temps de bilan permet de vérifier que les changements souhaités se sont stabilisés et que la clôture de l’accompagnement est juste pour vous.
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